«Black Clouds & Silver Linings» 2009

«Black Clouds & Silver Linings» 2009
Déjà le dixième album studio du groupe de métal progressif légendaire Dream Theater ! "Black Clouds & Silver Linings", le successeur de "Systematic Chaos", sortit le 22 juin sous 3 éditions : une standard au format CD ; une au format vinyle ; une dernière sous la forme de 3 CDs : l'album, un remix instrumental de l'album et un troisième bonus disc de 6 reprises dont la liste des morceaux n'est pas encore dévoilée.
Souvent adulé pour sa virtuosité et sa créativité comme étant le plus grand groupe de prog' au monde, souvent critiqué pour ses excès de technique, Dream Theater est aujourd'hui au metal prog ce que Metallica est au heavy-metal et ce qu'AC/DC est au hard-rock. Les fans attendaient donc avec impatience ce 2ème album sorti dans l'écurie Roadrunner. Et bien, le résultat n'a rien d'étonnant : Dream Theater fait du Dream Theater. Morceaux longs, complexes et recherchés, mélodiques, progressifs, ultra-techniques... Voilà ce que contient "Black Clouds & Silver Linings".
Au niveau du design, la pochette de l'album est superbe, un net progrès comparé à celle de "Systematic Chaos". Une pochette qui rappelle d'ailleurs le graphisme des albums "Awake" et "A Change Of Seasons". Ce nouvel album, rempli jusqu'à la gueule (75 minutes) se présente donc sous la forme de 6 morceaux, généralement très longs (de 8 à 19 minutes). La production est époustouflante et monstrueuse - Petrucci et Portnoy, aux manettes, ont fait un boulo remarquable, peut-être encore mieux que sur le précédent opus. Une présentation de ces 6 morceaux s'impose.

"A Nightmare to Remember" ouvre le bal. L'atmosphère est sombre, l'histoire relate un accident de voiture. Le morceau commence sur un bruitage de tonnerre qui sera suivi plus tard par un crash. Un premier morceau assez complexe qui nécessite plusieurs écoutes avant de se l'approprier (tout bon metalleux sait qu'on ne digère pas un nouvel album de Dream Theater comme on digère un nouvel album de Bon Jovi !). L'introduction est si sombre qu'on se croirait plongé dans une ambiance de film d'horreur, limite black symphonique à la Dimmu Borgir. Mais non, il ne s'agit pas de black : au démarrage des riffs et des frappes de fûts du sieur Portnoy, c'est bien Dream Theater qui joue ! Du pur prog un brin sombre et complexe sous les nappes de claviers omniprésentes du grand Jordan. Puis tout à coup, après l'accident, les pompiers arrivent et l'ambiance devient tout à coup plus mélancolique (le thème devient alors l'agonie), James LaBrie prend sa voix de ballade pour un magnifique chant mélodique sur les accords en sons clairs de Petrucci. Ca en devient presque épique parfois, à se remémorer l'ère "Metropolis Pt 2". Arrive alors la déferlante de solos instrumentaux comme les ricains savent si bien le faire. Puis c'est le retour au côté sombre : Portnoy se met à balancer une sorte de rap avec sa voix très grave et le groupe enchaine sur des riffs très thrash old-school façon Metallica des premières heures donnant envie de taper du pied. Et c'est à ce moment là, à la 12ème minute, que Dream Theater pose sa patte ultra-prog : c'est reparti pour des breaks rythmiques, des riffs de guitare et de clavier totalement décalés avant d'enchainer sur des riffs rappelant le "War Inside My Head". Un morceau fascinant, très complexe, difficile d'approche, et repartant dans le très sombre façon black metal symphonique à partir de la 14ème minute sous les nappes malsaines de clavier de Rudess et sous le bastonnage de double grosse caisse de Portnoy.

"A Rite Of Passage" est radicalement différent. Il s'agit du "tube", du morceau phare destiné à promouvoir "Black Clouds & Silver Linings". La digestion est nettement plus facile. Après des couplets chantés sur une voix très "alien-isée" (façon "New World Order") de James LaBrie, le refrain est absolument mémorable et imparable. "A Rite Of Passage" est un morceau très métal, pas forcément commercial, et qui, pourtant, forcera l'admiration d'un public au delà du métal. Les superbes phrasés de guitare sont hyper entrainants. On se surprend à headbanger, à taper du pied et à chantonner le refrain "Turn the Key, walk through the gate...A rite of passage". Mais après 5 minutes, Dream Theater pose une nouvelle fois sa patte : c'est parti pour plusieurs minutes de monstruosités instrumentales - Dieu que c'est bon !!! Petrucci n'a peut-être jamais aussi bien joué de sa carrière et les duels avec Jordan Rudess sont démoniaques ! Un duel totalement inhumain avant de revenir sur le refrain ultra-accrocheur et de conclure le morceau.

Arrive alors "Wither", une power-ballad rappelant le "The Answer Lies Within". Un morceau mélodique plutôt facile d'accès, le plus "banal" et le plus "bateau" de l'album. Le solo de guitare est sympathique et fait un peu penser au style de Brian May. Mais on est loin du grand Dream Theater.

Le niveau se relève d'un coup sur "The Shattered Fortress". "The Shattered Fortress" est en fait la 5ème et dernière partie d'un morceau conceptuel dont "The Glass Prison", "This Dying Soul", "The Root of All Evil" et "Repentance" sont les 4 premières parties. Tout au long de cette 5ème partie, on retrouve de nombreux extraits des 4 premières parties. Le morceau démarre sur un jeu de questions/réponses entre Portnoy et LaBrie assez heavy, le tout est très prog, tout est complexe, technique et parfois sombre. Du pur Dream Theater dans la composition jusqu'à la 7ème minute où l'ambiance devient très planante sur les arpèges de Petrucci aux influences de Pink Floyd. Après les nombreux passages répétés nous remémorant les 4 premières parties du morceau, les parties instrumentales à partir de la 9ème minute deviennent une nouvelle fois surréalistes.

"The Best Of Times" est un morceau écrit par Mike Portnoy en mémoire de son père. Le morceau démarre sur une ambiance mélancolique de ballade sur du piano accompagné ensuite par des violons. Arrive alors par dessus la guitare sèche de Petrucci, qui, avec énormément de feelings, rappelle un peu l'introduction de "Hollow Years" tiré de "Falling Into Infinity". Mais le côté ballade est vite balayé à partir de la 3ème minute, le morceau devient alors un "happy rock song" facilement accessible. On y retrouve d'ailleurs de nombreuses influences de Rush aussi bien sur les breaks que dans les mélodies. Après un passage mélancolique bourré de feelings chanté par James LaBrie, Petrucci apparait à la 10ème minute pour balancer 3 minutes de solos absolument monstrueux. Un solo inhumain à donner la chair de poule : magnifique, superbe, technique, de folie, dopé d'une émotion indescriptible... à en choper les larmes aux yeux - quelle claque !

"The Count Of Tuscany", le plus long morceau de l'album, vient cloturer le bal. L'arpège d'introduction et les harmoniques rappellent une nouvelle fois étrangement Rush. La montée se fait progressivement, Portnoy cogne toutes les parties de sa batterie, les claviers viennent donner une ambiance planante... Ne serait-ce pas un morceau de Rush ? Non, après quelques minutes, les riffs sont trop heavy pour être du Rush. Un morceau tout de même moins complexe et beaucoup moins sombre que "A Nightmare to Remember". Le refrain est accrocheur, on navigue dans du pur heavy prog' complexe. Après des passages plutôt heavy, les délires instrumentaux autour de la 9ème minute rappellent un peu le "Metropolis Pt 1". Puis tout à coup, revirement de situation. La 2ème partie du morceau est hyper planante, les nappes de claviers rendent un univers à la Pink Floyd. Une pensée à certains passages de "Octavarium" finalement. Et puis James LaBrie prend sa voix mélancolique pour chanter sur une guitare folk et sur des nappes de piano. La fin est tout bonnement épique, à donner une nouvelle fois la chair de poule.

Vous l'aurez compris, "Black Clouds & Silver Linings" est la pure continuation de la carrière du plus grand groupe de metal progressif du monde. Ceux qui aiment le metal prog', la complexité, la mélodie et l'ultra-technique vénèreront encore plus cet album que le précédent, les détracteurs de technique et de complexité le détesteront encore d'avantage. Il faut de tout pour faire un monde.

# Posted on Monday, 23 March 2009 at 7:42 AM

Edited on Friday, 03 July 2009 at 7:51 AM

Enregistrement du nouvel album de Dream Theater

Enregistrement du nouvel album de Dream Theater
Alors que Jordan Rudess poste régulièrement sur son site des photos de l'enregistrement du nouvel album (comme ici par exemple), Mike nous apprend par le biais de son forum que les pistes de batterie sont terminées.

Mike, enthousiasme comme à son habitude, ne peut s'empêcher d'ajouter que, même s'il essaie généralement de ne pas commenter afin d'éviter toute spéculation, le nouvel album devrait se rapprocher de titres comme A Change Of Seasons, Octavarium, Learning To Live, Pull Me Under ou encore The Glass Prison. Vivement la sortie !

# Posted on Friday, 09 January 2009 at 3:11 AM

Chaos In Motion 2007 - 2008

Chaos In Motion 2007 - 2008
Voilà un double DVD qui fait déjà débat auprès des fans de Dream Theater, exigeants et habitués à un haut niveau de qualité de la part de la bande à Portnoy.
Il faut dire que la perception de ce DVD dépend fortement de l'ordre dans lequel on l'aborde !

Ainsi, si on le considère comme un DVD live, on peut être déçu de l'objet, moins évènementiel que le symphonique « Score », moins soigné (pour ne pas dire « parfait ») que le « Live at Budokan ». On a ici affaire à des bouts de concerts, captés en différents lieux de la tournée « Chaos In Motion », avec des qualités de cadrage, d'image et de son fluctuantes, et en-deça des standards habituels du roi du prog métal (aucun sous-titre). On pense parfois plus à un DVD de Noël du fan-club, qu'à un produit officiel de DT, avec des voix non retravaillées en studio et des prises de vue parfois « syndicales ». Pourtant, le visionnage de ces 15 titres n'en demeure pas moins intéressant, avec une setlist toujours remaniée et un bon témoignage sur le DT 2007/2008. On appréciera, en particulier, 5 nouveaux morceaux, dont « The Ministry Of Lost Souls » dans le magnifique Orpheum Theater de Vancouver, le solo distordu de Jordan Ruddess mi-clavier/guitare mi-Continuum, sans oublier l'étonnant medley final « Schmedley Wilcox ».

Mais ce n'est pas forcément comme cela qu'il faut entreprendre cette double rondelle !
Son appréciation n'en sera que meilleure si on nous la « vend » comme un reportage sur la vie en tournée, avec, en illustration, un DVD bonus rempli de bouts de concerts bruts de décoffrage et authentiques !
Ainsi, la partie « bonus » me paraît être la plus digne d'intérêt, car elle nous apprend beaucoup sur la face cachée d'un concert, sur la partie immergée de l'iceberg. On y trouve une interview de chacun des acteurs clé de la soirée : techniciens instruments, ingénieur du son salle et retour, responsable lumières, responsable projections vidéo, manager du groupe, manager de la tournée, cuisiniers, chauffeur de bus, etc. Mike Portnoy nous y présente la salle, la scène et les backstages, les rituels et petites affaires de chacun, et on comprend mieux tout le travail qui est à mettre en place avant « l'ouverture du rideau » !
Chaque musicien a droit à son interview (même John Myung !), nous parle de ses collègues, de ses petites manies sur scène, de la vie en tournée, de ses « trucs » pour communiquer avec l'ingé-son pendant le concert, etc.
Ce long documentaire est complété par une galerie photo, par les vidéos projetées en fonds de scène, ansi que par les clips promotionnels de l'album Systematic Chaos.

Ce qui, au final, nous donne près de cinq heures de visionnage, sans vraiment de redite avec les précédentes œuvres du groupe, et avec une masse d'informations et d'inédits justifiant sans problème le prix d'acquisition de ce « Chaos In Motion » (une version spéciale existe avec les pistes audio du concert reprises sur 3 CD) !
Après, à vous de choisir de quel côté vous voudrez pencher... ;-)

# Posted on Friday, 31 October 2008 at 5:41 AM

GREATEST HIT (and 21 other pretty cool songs)

GREATEST HIT (and 21 other pretty cool songs)
Dream Theater est aujourd'hui une référence pour nombre de groupes de métal progressif et il suffit de lire ci et là des chroniques musicales pour se rendre compte que le nom Dream Theater est souvent cité dans les critiques de nouveaux albums de bien des groupes issus de cette école. Et en effet, que de brio et de maestria dans les compositions ambitieuses de ce groupe de virtuoses, qui ravit les fans de métal et de progressif.

Cette première compilation du groupe nous propose 22 titres sur un double CD dont le premier reprend des titres plus enlevés tandis que le second offre un face plus calme. Certains morceaux ont bénéficié d'un « remix 2007 » et tous les albums de Dream Theater sont représentés à l'exception du premier « When day and dream unite » (avec Dominici au chant) et du dernier « Systematic chaos ». C'est donc une période de 13 années discographiques de succès qui est ici revisitée, de 1992 à 2005.

Le choix des titres figurant sur une compilation relève toujours d'un exercice difficile, d'autant qu'il leur a fallu puiser dans une carrière très riche et pas forcément ponctuée de hits au sens strict du mot. Est-ce pour cela que le mot « Hit » est au singulier, sachant que seul « Pull me under » a bénéficié d'un support média soutenu ? Ce choix, effectué par Mike Portnoy et John Petrucci eux-mêmes, comprend des versions « single edit », une face B et des remix de 3 morceaux de l'album « Images and words » paru en 1992, « Pull me Under », « Take the time » et « Another day ». Ces 3 derniers morceaux sont remixés par Kevin Shirley, qui en actualise le son mais sans vraiment bousculer les versions originales. Il s'agit plus de donner une unité de ton au son général du CD.

Le premier CD présentant la face métal est conforme aux attentes et quelques grands morceaux sont présents tels « As I am », « Pull me Under », « Peruvian Skies » ou encore « Home », sans oublier les développements instrumentaux avec « Take the time » par exemple.
Le second CD propose des morceaux plus mélodieux et s'il est vrai que Dream Theater a parfois flirté sur ce genre de morceaux avec un côté limite kitsch, la plupart sont de bonne facture et même parfois excellents. Y figurent une face B rare de single « To Live Forever” et un mix alternatif de « Through Her Eyes ».

La dimension progressive est la grande absente de cette compilation (« Metropolis », « A change of seasons » , « Six degrees ... »), alors même qu'il s'agit d'une caractéristique essentielle de Dream Theater, principalement appréciée par la plupart des fans de Mike Portnoy and Cy, très attirés par la virtuosité et la technique éprouvées de ces musiciens exceptionnels. Par ailleurs, on peut se demander si les versions « single edit » de 4 morceaux rencontrent les attentes des fans, pour les mêmes raisons précitées.

« Greatest Hit... » semble être un album prioritairement adressé à un public connaissant peu ou superficiellement Dream Theater et pouvant susciter chez lui l'envie d'aller plus loin dans la découverte de ce groupe incontournable. En même temps, Dream Theater n'a pas oublié ses fans, lesquels possèdent déjà probablement tous les albums du groupe, en leur réservant sur cette compilation quelques spécificités que sont les remix, single edit et alternate mix. Mais il est vrai que Dream Theater gâte ses fans avec des éditions estampillées « official bootlegs », disponibles entre autres sur leur site.

# Posted on Thursday, 21 February 2008 at 11:16 AM

Edited on Friday, 31 October 2008 at 5:53 AM

SYSTEMATIC CHAOS "2007"

SYSTEMATIC CHAOS "2007"
Tournant pour Dream Theater. 2 ans après la sortie de l'excellent opus progressif "Octavarium", les américains signent là leur premier album chez le label Roadrunner.

Avant de se lancer dans un nouvel album du théâtre du rêve, on se demande toujours l'orientation qu'aura choisi le groupe, cela pouvant aller du prog' à la "Images & Words" au heavy à la "Train Of Thought" en passant par de l'album concept à la "Metropolis Pt. 2" ou par du métal commercial à la "Falling Into Infinity". Et bien la réponse est claire, Dream Theater n'a pas vendu son âme au diable et nous propose sur ce "Systematic Chaos" un mix de heavy et de progressif associé à une technique monstrueuse, le tout mené par de superbes mélodies accrocheuses.

Les premières notes de "In The Presence Of Enemies Part 1" démontrent une production époustouflante. Ce premier morceau démarre sur une première moitié instrumentale technique progressive et complexe et pourtant si mélodique ! Les thèmes de guitare de John Petrucci et les sons de clavier de Jordan Rudess sont fantastiques et nous envoutent. James Labrie ne fait son apparition qu'à la cinquième minute sur un morceau à la fois accrocheur, très progressif et très technique. Les guitaristes deviendront dingues en écoutant le solo balancé par Petrucci à 8'10... !

"Forsaken" est sublime, bourré d'émotions. Le thème guitaristique et le refrain sont ultra-accrocheurs. Un mid-tempo à donner la chair de poule qui rappelle un peu la période "Images & Words".

Puis changement radical sur "Constant Motion" à l'intro instrumentale très progressive qui évolue vers une succession de riffs purement heavy-metal à la Métallica old-school. Des riffs pour headbanger de la période "Kill'Em All" sur lequel James Labrie joue les James Hetfield. Mais pourtant non, ce n'est pas du Metallica car Dream Theater y rajoute sa touche, c'est à dire des breaks dans tous les sens, de la mélodie prog' et surtout, la seconde moitié du morceau est majoritairement instrumentale. Portnoy bastonne, Petrucci et Rudess prennent leur pied sur des enchainements progressifs inhumains, un délire instrumental fantastique qui rappelle un peu la deuxième partie de "Metropolis Part 1".

"The Dark Eternal Light" démarre alors sur des riffs très heavy, James Labrie utilise même de temps à autre un effet sur sa voix qui la rend indus. Puis arrive le refrain absolument sublime. Une nouvelle fois accrocheur, drivé par les contre-temps géniaux de Portnoy, bref...impossible de se l'enlever de la tête. Une nouvelle fois, les parties instrumentales auront la part belle sur la deuxième moitié, l'occasion de chacun se fasse plaisir en associant mélodie, technique, le tout on-ne-peut-plus-progressif.

Après un "Repentance" très mélancolique et plutôt triste, après l'électro-métal dansant au superbe refrain "Prophets Of War", arrive l'heure des 2 très longs morceaux qui viennent conclure "Systematic Chaos".

"The Ministry Of Lost Souls" de près de 15 minutes dans une ambiance plutôt mélancolique démarre sur un spendide arpège joué par John Petrucci, rappelant de loin le magique "Peruvian Skies"... Dieu que c'est beau, impossible de ne pas attraper la chair de poule sur le divin refrain "Remember me, you were so young...". Et voilà que sur la seconde moitié du morceau, ça n'a plus rien à voir avec une ballade, c'est reparti dans un déchainement instrumental, les duels Petrucci/Rudess sont redoutables de technique et de mélodicité.

C'est "In The Presence Of Enemies Part 2" qui vient conclure ce bijou. Un morceau au mid-tempo dans l'ensemble assez progressif au refrain plutôt sombre et pourtant si accrocheur.

Vous l'aurez compris, ce "Systematic Chaos" est une véritable tuerie. Dream Theater affirme son hégémonie dans le monde du métal progressif. En nous offrant un album sur lequel rien n'est à jeter, les américains ont fait ce qu'ils savaient faire de mieux, à savoir un parfait mélange entre heavy et progressif, entre technique et mélodicité. Certes, certains trouveront cet album trop technique car il fait certes la part belle aux délires instrumentaux au sein des morceaux mais les autres ne s'en relèveront pas.

# Posted on Friday, 05 October 2007 at 8:12 AM

Edited on Friday, 05 October 2007 at 8:47 AM